Le projet blue book

Le projet Blue Book

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C'est à la suite d'une vague d'observations d'ovnis sans précédent et de la manière contestée dont celles-ci sont traitées par les responsables du projet Grudge (dénégation systématique, invention d'explications banales ou psychologiques), que l'étude de l'USAF sur les ovnis est renommée projet Blue Book 1, toujours basée à Wright-Patterson.

Ruppelt

 

Le projet est confié à un jeune capitaine, Edward J. Ruppelt dès septembre 1951. Le projet dispose de plus de moyens que son précédesseur, est plus ouvert au public, et son but officiel est annoncé le 12 avril 1952 :

  1. Trouver une explication pour l'ensemble des témoignages d'observations d'ovnis
  2. Déterminer si les ovnis représentent une menace pour la sécurité des Etats-Unis
  3. Déterminer si les ovnis présentent une technologie avancée que les Etats-Unis pourraient exploiter.

Durant sa fonction officielle, Ruppelt va se révéler prudent et mesuré, mais n'en pense pas moins, comme on s'en apercevra plus tard.

Basé à Wright-Patterson, il collabore avec :

  • le major Dewey J. Fournet, officier de liaison avec le Pentagone
  • le groupe d'électronique avec le capitaine J. L. Andrews
    • sa section radar avec le capitaine W. Dakins
  • le groupe d'analyse avec le capitaine L. E. Field
  • des scientifiques civils, mais à l'identité classée
  • le groupe d'enquêtes avec le capitaine R. A. Lee

Une vague sans précédent

Les membres du projet, dont le major Dewey Fournet ou Albert Chop, vont être servis, avec la vague d'observation qui ne fait que croître, avec un pic en juillet 1952. A cette époque les soucoupes volantes sont particulièrement présentes dans l'actualité depuis plusieurs semaines et l'équipe de 9 personnes de Blue Book est submergé de signalements d'observations, bien au-delà de ce qu'ils peuvent traiter de manière convenable. A la mi-juillet ils recoivent près de 20 signalements par jour et des appels effrenés d'officiers de renseignement de chaque base de l'Air Force des U.S. Les signalements qu'ils reçoivent sont plutôt solides et ne peuvent être expliqués facilement. En fait, les observations inexpliquées sont autour de 40 %. Tout cela va déboucher vers la fin du mois à un summum où des ovnis sont repérés par le radar de l'aéroport national de Washington dans un espace aérien restreint au-dessus du capitol.

La commission Robertson

Vers la fin de l'année 1952, le NSC demande officiellement à la CIA d'enquêter sur les ovnis et sur la menace éventuelle qu'ils représentent. L'OSI, bureau dépendant de la CIA, crée alors l'IAC, qu'il charge de cette mission. Les avis de ce comité sont rendus dans le rapport de la Commission Robertson, dont les réunions secrètes sont organisées à partir du 13 janvier 1953.

En septembre 1953, Ruppelt quitte l'armée, et est temporairement remplacé par l'officier de 1ère classe Max Futch. Le 30 septembre est terminé le Rapport n° 12 du projet.

Ruppelt lui, dégagé de ses obligations, va faire diverses révélations concernant le projet dans The Report on Unidentified Flying Objects, qui va rapidement devenir un classique de l'ufologie.

Hardin

A la suite de Ruppelt et des conclusions de l'encore secrète commission Roberston, les budgets se réduisent pour le projet qui sera souvent en sous-effectifs, et les directeurs font faire preuve d'un moindre souci d'objectivité. En mars 1954 c'est le capitaine Charles Hardin qui reprend le flambeau.

Le rapport Stork

En mai 1955, l'ATIC publie le Rapport Spécial n° 14 du projet Blue Book. Il s'agit d'une étude informatisée de près de 4000 rapports d'observation d'ovnis reçus par l'ATIC. Cette étude, constituée en grande partie de tableaux statistiques, conclut qu'il n'existe pas de preuve que des appareils extraterrestres aient visité la terre et qu'avec plus d'information l'ensemble des observations pourraient être expliquées.

Ce Rapport Spécial n° 14, cependant, inclut également des résumés des meilleurs cas non expliqués ayant été reçus, ainsi que les résultats d'une autre étude sur les ovnis conduite par le Battle Memorial Institute, le projet Stork. Afin d'atténuer les critiques de "dissimulation" à l'encontre de l'USAF de ses découvertes sur les ovnis, le Secrétaire de l'USAF décide de placer le rapport n° 14 dans le domaine public et autorise le Département du Commerce à en vendre des copies au public, à partir du 25 octobre 1955.

Gregory

A partir d'avril 1956, c'est le capitaine George T. Gregory qui devient directeur de Blue Book.

Friend

 

A partir d'octobre 1958, c'est le major Robert J. Friend qui prend la direction de Blue Book.

En 1960 arrive dans l'équipe le major Quintanilla.

En 1961 arrive William T. Coleman en tant chargé des relations publiques du projet. Il profite de l'occasion pour demander à Friend, le rapport qu'il a envoyé en 1955, sans succès. Je pensai que c'était plutôt un bon cas, parce qu'il y avait 5 rapports de témoins visuels crédibles recoupant le même événement déclare-t-il. Il attribue cela au traitement bureaucratique du projet.

Quintanilla

En avril 1963, c'est le major Hector Quintanilla qui prend la direction du projet. En 1964, William T. Coleman quitte le projet.

En mars 1966, les explications de l'USAF sur une série d'observations à Dexter et Hillsdale (Michigan) vont provoquer un véritable scandale dans l'opinion, qui ne fait plus confiance à l'armée de son pays, qui cherche visiblement à étouffer les affaires. Le projet est ébranlé.

Une commission est nommée, qui décide de mettre en place le projet Colorado.

Références :

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  1. Littéralement "Livre Bleu", également appelé projet "UFO" à ses débuts

source:http://rr0.org/org/us/dod/af/amc/atic/projet/bluebook/index.html

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