NEC développe une plateforme d

 

NEC développe une plateforme de petits satellites de télédétection:

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La société japonaise NEC développe depuis 2008 un petit satellite de télédétection appelé ASNARO (Advanced Satellite with New system Architecture for Observation) dans le cadre d’un contrat avec l’USEF (Institute for Unmanned Space Experiment Free Flyer), le METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) et la NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).

ASNARO sera le premier appareil conçu à partir de NEXTAR (Next Generation Star), la nouvelle plateforme de minisatellites développée par NEC. Cette plateforme est destinée à servir de base à des petits satellites d’observation de la Terre performants et bon marché, capables d’être compétitifs sur le marché international des satellites de télédétection. Le Japon a en effet décidé de cibler le marché des petits satellites à prix abordable, dont la demande augmente rapidement en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. Pour remplir cet objectif, NEC a employé diverses technologies pour miniaturiser et standardiser son nouveau système.

NEXTAR est conçue de façon à ce que la plateforme et le module de mission du satellite soient indépendants d’un point de vue structurel, thermique et électrique. L’interface entre NEXTAR et le module de mission est standardisée et la plateforme pourra donc être utilisée pour différentes missions sans qu’un changement de son design ne soit nécessaire. Ainsi, ASNARO sera équipé d’un capteur optique, mais il sera tout à fait possible de monter d’autres types d’instruments sur les prochains satellites conçus à partir de la plateforme NEXTAR, par exemple un capteur SAR (Synthetic Aperture Radar), infra-rouge ou hyperspectral. Ce système est similaire au concept de la plateforme SPRINT, développée pour la division scientifique de la JAXA (Japan Aerospace eXploration Agency) pour des minisatellites scientifiques, et les deux projets ont été étudiés conjointement.

Avec la standardisation de l’interface de NEXTAR, NEC a pour objectif de permettre une production rapide et peu onéreuse de minisatellites (moins de 500kg) de télédétection commerciaux. En plus d’une réduction des dépenses relatives à la plateforme elle-même, cette standardisation rendra possible une production en plus grande quantité de certains équipements embarqués communs à différentes missions. Ces équipements pourront même être produits et stockés avant la fabrication du satellite. En outre, les procédures de tests pourront également être standardisées, ce qui entraînera une reduction encore plus importante du coût et du temps de production.

ASNARO, le premier appareil basé sur NEXTAR, sera donc un minisatellite de télédétection d’une masse inférieure à 500kg. Il observera la surface terrestre avec un capteur optique d’une résolution au sol d’environ 0,5m. ASNARO sera composé de la plateforme NEXTAR et d’un module de mission lui-même constitué de trois parties : le sous-système embarquant l’instrument d’observation, le sous-système de contrôle de mission qui gérera l’instrument d’observation, l’équipement de communication et l’attitude du satellite, et le sous-système de transmission directe qui sera chargé de transférer les images capturées vers les stations au sol.

Pour permettre à un petit satellite de 500kg comme ASNARO de bénéficier de performances équivalentes à celles de satellites pesant quelques tonnes, diverses nouvelles technologies ont été mises en oeuvre. Ainsi, alors que le matériau utilisé pour le miroir primaire du capteur optique des satellites d’observation est habituellement du verre, les concepteurs d’ASNARO ont opté pour du carbure de silicium amélioré (NTSIC – New Technology Silicon Carbide) développé par NEC Toshiba Space Systems et Toshiba Corporation. Ce matériau est plus léger, plus résistant et moins sensible à la distorsion thermique que le verre. Pour enregistrer les données de ses observations, ASNARO fait appel à de la mémoire flash, qui est moins chère, consomme moins d’énergie et offre une plus grande capacité de stockage à taille équivalente que la SD-RAM ordinairement utilisée par les satellites de télédétection. Enfin, ASNARO utilise le système de modulation 16QAM pour transmettre ses données d’observation vers le sol, et non le système QPSK couramment employé par ses concurrents. Le système QPSK ne peut transmettre que 2 bits d’information par symbole et le débit est limité à environ 400Mbps en raison de la restriction de la bande de fréquence à 8GHz. Ainsi, pour pouvoir transmettre des données à 800Mbps, les gros satellites doivent être équipés de deux sets d’équipement de communication. Le système 16QAM est quant à lui capable de transmettre 4 bits par symbole et peut donc atteindre un débit de 800Mbps avec un seul set de matériel de communication, d’où une réduction de la taille, du poids et du prix du satellite.

Le lancement d’ASNARO sur une fusée Dnepr est prévu pour décembre 2012 et il sera placé en orbite à 500km d’altitude. Sa mission devrait durer plus de trois ans et l’objectif est d’atteindre les cinq ans d’opération. NEC espère que les performances d’ASNARO lui permettront de rivaliser avec les satellites étrangers sur le marché mondial. La société prépare également des solutions incluant en plus de la plateforme standard NEXTAR des stations terrestres de contrôle et de réception, ainsi qu’un service de formation et de support pour les utilisateurs.

Source :références:

NEC, Rapport Technique 2011 Vol.64 No.1 [japonais] : http://www.nec.co.jp/techrep/ja/journal/g11/n01/110106.html

Rédacteur :

 
Rédacteur : Martin ROLLAND – adjoint(point)cnes(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org

Origine:BE Japon numéro 581 (22/07/2011) – Ambassade de France au Japon / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67414.htm

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