La sonde Kepler va chercher d'autres Terre dans la galaxiePar Reuters, publié le 20/02/2009 à 07:25

LE:20/02/2009à 07H25

WASHINGTON - La Nasa s'apprête à lancer dans l'espace une sonde d'observation dont la mission sera de repérer dans notre secteur de la Voie lactée des planètes semblables à la Terre, a annoncé jeudi l'agence spatiale américaine.

La sonde Kepler doit passer trois ans et demi à observer plus de 100.000 étoiles semblables à notre Soleil, autour desquelles pourraient graviter de petites planètes telluriques, comme la nôtre.

Le lancement doit avoir lieu le 5 mars sur la base aérienne de Cap Canaveral, en Floride, au moyen d'une fusée Delta II.

"Kepler repoussera les limites de l'inconnu dans notre secteur de la galaxie de la Voie lactée. Et ses découvertes pourraient bien bouleverser la vision que l'humanité a d'elle-même", a assuré Jon Morse, directeur du département d'astrophysique de la Nasa.

Depuis 1995, environ 300 exoplanètes ont été découvertes, mais la plupart sont des géantes gazeuses où l'existence de formes de vie semble improbable.

Kepler aura pour tâche de détecter des planètes telluriques se trouvant dans la "zone habitable" d'une étoile, c'est-à-dire l'étroite bande où une planète n'est ni trop près de son étoile, ni trop éloignée.

"Nous cherchons des planètes où la température permet la présence d'eau liquide à la surface. C'est la zone où, nous le pensons, la vie peut se développer", a expliqué William Borucki, du centre de recherche Ames de la Nasa, en Californie.

Certains systèmes solaires sont orientés de telle sorte que les planètes passent au cours de leur orbite devant leur étoile, du point de vue de la Terre.

Kepler est conçu pour détecter la légère baisse d'intensité du rayonnement de ces étoiles au moment où une planète passe devant. L'étude de ce changement permet de déterminer la taille et la composition de la planète observée.

La sonde porte le nom de l'astronome allemand Johannes Kepler, qui vécut de 1571 à 1630 et étudia le mouvement des planètes. La Nasa a estimé le coût de ce programme à 591 millions de dollars.

Will Dunham, version française Gregory Schwartz

SOURCE:http://www.lexpress.fr/

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