AI

Source:  http://www.xena.ad/lcf/an2000/ia/ia.htm

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

 

 

Dans le film 2001, Odyssée de l’Espace, le supercalculateur Carl est chargé de superviser une expédition spatiale vers Jupiter. On peut croire que cet ordinateur arrive à imiter le cerveau humain.
Il peut par exemple jouer aux échecs
- comme Deep Blue contre Kasparov-
et gagner la partie et même éprouver des sentiments : " J’ai peur, j’ai peur " dit Carl lorsque Dave Bowman débranche une à une ses mémoires.  Cependant, il n’est apparemment qu’une machine.

 

L’ordinateur peut-il avoir un comportement humain ? Peut-il éprouver des sentiments? Peut-il penser?
L’intelligence artificielle, le test de Turing et le programme Eliza permettront peut-être de répondre…

 

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

L’intelligence artificielle est un domaine de l’informatique né en 1956. Il s’agit de systèmes qui présentent des caractéristiques associées au comportement humain intelligent. La différence réside dans la nature des problèmes étudiés. Ceux qui relèvent de l’intelligence artificielle sont difficiles à traiter avec les techniques algorithmiques habituellement utilisées en informatique. L’intelligence artificielle met donc en œuvre de nouvelles techniques, la plupart du temps en simulant certains aspects du raisonnement humain. Les premières investigations sur le sujet commencèrent en 1950.
Les techniques de programmation créées, permettent de résoudre des problèmes comme :

Les stratégies de jeux (par exemples, dames, échecs…)

La démonstration automatique de théorèmes mathématiques.

La résolution de problèmes compliqués ( par exemple, détection de pannes, diagnostic médical , analyse chimique, prospection géologique, etc…) qui habituellement sont traités par des experts.

Les techniques actuelles de l’intelligence artificielle ont déjà permis d’obtenir des résultats satisfaisants en ce qui concerne les domaines suivants:

L’enseignement (… " intelligemment " assisté par ordinateur).

L'analyse d' images ( "reconnaissance de caractères" ) et des sons.

La linguistique et les problèmes de traduction

Ces tâches sont, cependant, accomplies quotidiennement, sans efforts apparents par les êtres humains.

Les problèmes fondamentaux de ce domaine de l’informatique sont, d’une part la représentation des connaissances, souvent volumineuses ( ex. vocabulaire d’une langue ), difficiles à définir ( ex forme d'un caractère ) et en constante évolution, et, d’autre part, les modes de raisonnement à mettre en œuvre ( raisonnement par analogie par ex. ).

Les premiers informaticiens avaient conçu l’ordinateur en se référant aux performances et à la structure du cerveau humain. Ils n’hésitèrent pas à se demander si les ordinateurs pourraient un jour penser car selon la troisième loi de Clarke "Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie".

En fait, deux grands courants s'opposent: ceux qui croient que l’ordinateur n’est rien d’autre qu’un outil de traitement de l’information et ceux qui affirment que l’ordinateur arrivera à penser un jour comme l’homme , en donnant du sens à l'information traitée.

Alan Turing, un des pionniers de l'informatique, a voulu déterminer
si une machine pouvait ou non " penser " .
Alan Turing
LE TEST DE TURING

A. Turing imagina, en 1950, un fameux test pour déterminer si une machine pouvait ou non penser comme un humain. Un observateur s’adresse, grâce à un terminal, à deux partenaires qui se trouvent dans deux pièces distinctes. Dans une pièce, une machine et dans l’autre un être humain. Si l’observateur distingue l’homme de la machine, grâce aux questions qu’il pose et aux réponses qu’il reçoit, c’est que l’ordinateur ne peut " penser " comme un être humain.

Certains pensent que l’ordinateur pourra un jour satisfaire au fameux test de Turing : le créateur même de ce test croyait que " ce serait possible 50 ans après avec 70 % de succès ", d’autres- en s’appuyant sur des résultats scientifiques ou sur les résultats limités de certaines expériences- s’opposaient à la thèse de Turing.

A l’heure actuelle, aucune machine n’a satisfait au test de Turing.

LE PROGRAMME ELIZA Sigmund Freud

    Le programme Eliza est aussi une exemple de dialogue homme-machine. Ce programme a été imaginé par Joseph Weizenbaum, dans le but de remplacer un psychanalyste. Il ne répond pas aux questions du client sauf sous forme de questions. On a pu constater que lorsque le programme est suffisamment élaboré, il devient difficile au client de savoir si son interlocuteur est un être humain ou une machine. Dès que Weizenbaum eut terminer la première version de ce programme, il en fit l'essai sur sa secrétaire, qui fut tellement emballée par sa conversation avec l'ordinateur qu'elle demanda à son patron de quitter la pièce. Cet entretien, dit-elle,était "personnel". Les réponses de l’ordinateur ne signifient aucunement que le programme est intelligent, mais plutôt que les humains possèdent d’étonnantes facultés d’imagination qui leur permettent de fabuler.

Comment cela peut-il fonctionner?

La mémoire de l’ordinateur contient une liste de mots susceptibles d’être utilisés par l’être humain. Chacun de ses mots, trouve, dans la mémoire de la machine une ou plusieurs phrases qui lui correspond.

Par exemple :

Homme
Ordinateur
Bonjour
Bonjour, nous sommes le matin…
Non, c’est vendredi et il neige…
Le mot " Bonjour " correspond aux phrases suivantes : 
Bonjour ou bonsoir ?
Quel jour sommes nous ?
Comment allez vous?
Parmi ces trois phrases l’ordinateur en choisit une au hasard, par exemple :
Bonjour ou bonsoir ?
Le mot " matin " correspond aux phrases suivantes : 
Lundi matin ?
Mardi matin ?
Tôt le matin ?
L’ordinateur choisit :
Mardi matin ?
L'ordinateur choisit une des trois phrases correspondant au mot "vendredi" ou "neige" et ainsi le dialogue se poursuit...

Si aucun mot connu par l’ordinateur apparaît dans la phrase de l’utilisateur, la machine ne peut pas répondre, ou ne peut que fournir des réponses vagues qui demandent plus de précision.

Exemple : L’utilisateur rentre le mot " wanadoo " inconnu ;-) de l’ordinateur. Celui-ci répond par exemple : " Pouvez-vous préciser votre pensée ? " ou quelque chose de semblable jusqu’à ce que l’utilisateur rentre un mot connu de l’ordinateur.

L’efficacité du programme réside dans la capacité de l’ordinateur à mémoriser des mots et des phrases.

En voilà un exemple:
( soyez patient avec Eliza, au début, pour trouver un sujet de conversation-Eliza est timide et préfère les phrases assez longues )

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Commentaires (1)

1. MURIELLE 01/02/2011

Je ne trouve pas trop effrayant que des machines puissent un jour penser comme des humains. Ce qui me paraitrait plus terrifiant, c'est que nous humains soyons des robots qui s'ignorent.

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